Suivez-moi sur :
debuter-devenir-minimaliste-minimalisme

Comment débuter avec le minimaliste ?

     Aujourd’hui je m’attaque à un sujet qui me tient vraiment à coeur, à propos du mode de vie minimaliste, ou du moins d’une façon de vivre plus simple. Il s’agit du mouvement slow life que je m’efforce d’adopter, et dans lequel je n’entrevois que des avantages !

     Etre minimaliste, ce n’est pas vivre avec deux paires de chaussettes dans 8 m2 ! Il s’agit surtout de réagir à une société d’hyper-consommation dans laquelle nous avons grandit, et dans laquelle nous avons été conditionnés. L’idée est de ne s’entourer que d’objets qui nous apportent réellement quelque chose, de se désencombrer pour revenir à des valeurs plus saines.

     Se poser moins de questions devant son armoire le matin, passer moins de temps dans les magasins, dépenser moins d’argent, se faciliter la vie quand il s’agit de ménage et rangement, sans parler de déménagement !… Le mode de vie minimaliste à beaucoup d’avantages, et autant d’applications qu’il n’y a de personnes. Chacun peut avoir sa vision du minimalisme, car nos préoccupations, nos activités, nos modes de vie et capacités financières diffèrent énormément d’une personne à une autre.

Ce n’est pas parce que l’on ne peut pas tout faire qu’il ne faut rien faire

     L’envie de devenir minimaliste est la plupart du temps déclenchée par une discussion, une lecture, et il est difficile de savoir par où commencer, comment se lancer ! C’est une vaste épreuve, un grand travail à faire sur soi-même, qui nous amène à nous questionner, nous remettre en question, et donc à mieux se connaître. La simplicité, l’épuration et le vide sont des notions que le marketing renvoie au luxe et au bien-être, et ce n’est pas pour rien ! J’avais envie de partager une liste de petits trucs pour débuter, ce que j’ai mis en pratique au début de ma démarche.

separateur

  • Arrêter d’acheter

     C’est tout bête, mais c’est je pense la première étape pour commencer son cheminement vers le minimalisme. Je ne dis surtout pas que le minimaliste n’achète rien, mais qu’il faut au départ prendre le temps d’analyser ses envies et ses besoins, et surtout de se rendre compte de ce que l’on a déjà et… d’apprendre à en profiter ! Il est important de bien se demander si l’on a besoin de tel ou tel objet, s’il nous apporte réellement quelque chose.

     Je lis très souvent des minimalistes qui se débarrassent de tout, jettent mais rachètent après, et cela ne correspond pas à ma vision du slow life. J’attend donc que ce que j’utilise soit usé ou terminé pour les produits cosmétiques ou d’entretien, avant de me lancer dans l’achat. Ainsi, le cheminement vers un mode de vie minimaliste se fera par étapes, sur un temps plus ou moins long, et je pense que c’est quelque chose de bien plus bénéfique qu’un changement radical.

separateur

devenir-minimaliste-debuter

  • Dématérialiser au maximum

     J’en parlais dans cet article, la dématérialisation est la première chose que j’ai instauré dans ma démarche. Si il y a quelques années, le stockage numérique était peu sûr (les disques durs qui lâchent, les CD gravés illisibles, etc.), il est désormais très performant grâce aux Cloud et systèmes d’abonnements pour des accès à la musique, les films, etc. Je suis consciente que ces systèmes sont également très coûteux en énergie, mais ils offrent pour moi une vraie liberté.

     Je le disais dans mon article, je ne possède plus de CD, DVD ou encore livres styles romans, tout est dématérialisé. De même, je sauvegarde mes photos sur un disque dur externe mais également sur Google photo. Ainsi, tout m’est accessible de n’importe où. Attention toutefois, il peut y avoir des failles de sécurité, je ne vous conseille pas de sauvegarder vos données sensibles et confidentielles sur un cloud.

     Je choisis également au maximum les factures et documents électroniques : je ne reçois aucun relevé bancaire papier, ni aucune facture téléphone ou encore EDF par la poste. Tout est accessible sur mon compte personnel sur les différentes plateformes, et je peux choisir de les enregistrer sur mon ordinateur chaque mois. Ainsi, je ne m’encombre plus de factures, qui finissaient immanquablement par trainer sur la table du salon plusieurs jours.

separateur

  • Refuser la publicité et la pollution visuelle

    Il s’agit d’un précepte du livre Zéro Déchet de Béa Johnson que j’ai vraiment appliqué dans ma vie quotidienne. Je refuse désormais tout cadeau publicitaire, stylo, porte-clef, poster, etc. Déjà par refus d’utiliser un « objet-pub » : il est hors de question de me balader avec un tee-shirt vantant les mérites d’une banque, de me faire envahir de stylos en plastique très bas de gamme, en encore d’arborer un sac à dos aux couleurs d’un opérateur de téléphonie ! J’ai également posé un autocollant Pas de pub SVP sur ma boîte aux lettres qui est assez bien respecté, et je me désinscris régulièrement de toutes les news letters que je reçois.

    La plupart du temps, je n’utilisais pas les goodies publicitaires, n’ouvrais même pas les courriers, et ils envahissaient mes placards. Il s’agit donc d’objets-déchets, à la durée de vie bien trop limitée. Ces objets, même si certains peuvent être de bon goût, n’ont pas été choisis et ne me correspondent pas vraiment.

     Je n’aime pas non plus ce que j’appelle la pollution visuelle que me procure les produits industriels de consommation : je ne conserve aucun emballage, utilise des contenants neutres pour mes produits, évite ou supprime au maximum logos et titres criards pour les objets que j’achète. Cette épuration visuelle est un énorme confort, dont l’on a souvent pas conscience.

separateur

  • Offrir et se faire offrir différemment

    Je pense qu’il est important de faire part à ses proches de ses envies et changements afin de ne pas se faire envahir à cause des cadeaux des autres. Il n’est pas obligatoire de rentrer dans les détails, mais un simple « j’ai trop de choses, j’ai déjà tout ce dont j’aurais besoin, je préfère une expérience ou un bon d’achat » peut faire des miracles.

    Je fonctionne ainsi depuis quelques temps : je fais des listes pour mes proches pour Noël ou mon anniversaire, et ils piochent dedans. J’ai ainsi (pratiquement) que des objets donc j’ai envie/besoin. Mes proches, un peu septiques au départ, sont désormais très contents de ce système : c’est un vrai gain de temps et d’efforts pour eux, ils n’ont pas à se creuser trop la tête et sont sûrs de ne pas tomber à côté.

     Concernant les cadeaux que je fais aux autres, j’essaye au maximum d’offrir des expériences (j’en avait fait un article pour la fête des mères) ou des consommables. Je ne ramène plus aucun souvenir de vacances « babioles », mais des produits locaux, comme de l’huile d’olive d’Italie, ou une bouteille de Rhum de Guadeloupe. Je pars du principe que si je ne veux plus être encombrée, j’évite d’encombrer en retour les autres !

separateur

  • Faire un grand tri

     C’est je pense une étape très importante pour devenir minimaliste. Une fois que l’on a analysé ce que l’on possède, ce dont on a besoin, il est temps de s’atteler au tri, de vider ses placards pour faire place au vide dans son appartement. On se débarrasse tout d’abord de tout ce qu’on utilise plus car trop abîmé : qui n’a pas dans son armoire de vêtement usé, non réparable, mais dont on arrive pas à se défaire ? Hop, on fait de la place, pas de sentiments ! Le textile et le cuir pourront être déposés chez Emmaüs, dans les bennes de recyclage du Relai. Tous les appareils électroniques se « recyclent », et vous pouvez trouver par ici un lieu de dépôt adéquat.

    On s’attaque ensuite à ce qui est en bon état mais que l’on utilise pas, que l’on garde « au cas où » : Emmaüs encore, Le Bon Coin, les sites de vide dressing, les magasins de rachat … J’ai vidé mon appartement grâce à des brocantes. Je me suis inscrite et à partir de là, plus d’excuse, j’ai trié pour charger la voiture et offrir une seconde vie aux objets que je n’utilisais plus. Les livres, dvd, jeux, jouets, bijoux et accessoires ou encore matériel électronique se vendent très bien, pour peu que l’on fixe des prix assez bas. A la fin de la brocante, tout ce qui n’est pas vendu est partit directement chez Emmaüs : il n’était pas question de voir tous ces objets repasser le pas de ma porte, et je me suis quand même fait un petit peu d’argent. De plus, revendre des objets à grande perte ou les donner nous fait prendre conscience de tout cet argent que l’on a dépensé inutilement pour les acquérir. C’est un excellent frein à la consommation, et cela nous amène à bien réfléchir avant d’acheter à nouveau.

     Une maison épurée est un vrai bonheur : le rangement et le ménage demandent beaucoup moins de temps et il est beaucoup plus facile d’accéder aux différents objets. Lorsque j’ai vidé ma penderie, j’ai découvert le plaisir d’avoir tous ses vêtements suspendus sous les yeux, qui ne sont pas trop serrés et donc ne se froissent pas. J’ai également plaisir à porter TOUT ce que je possède, et pourtant je revenais de loin ! Il me reste encore du tri à faire, car nous déménageons dans quelques mois, et il est hors de question de s’encombrer de cartons inutiles.

separateur

  • Avancer par étapes, à son rythme et sans contrainte

     Devenir minimaliste est un long processus, c’est un changement de vie et de mode de consommation, et cela prend beaucoup de temps. Il y a autant de façons d’être minimaliste que d’individus et chacun doit progresser à son rythme. Nous n’avons pas tous la même façon de vivre, les mêmes contraintes, et je pense qu’il est important de s’écouter, pour trouver ce qui nous correspond.

     Je suis venue au minimalisme d’abord par soucis de bien-être et de développement personnel, ce qui m’a amené à m’intéresser à l’écologie et au développement durable. Tout est lié, pour se sentir bien soi-même, il faut se sentir bien dans le monde qui nous entoure, et lorsque l’on se sentira bien soi-même, nous pourrons réellement oeuvrer pour le monde qui nous entoure. Être sur la bonne voie, respecter la planète et participer à l’effort pour un monde meilleur, c’est aussi pour moi une façon de me sentir mieux, d’accéder au bonheur.

     Avec le minimalisme et le slow life, il est important d’accepter que le chemin est long, qu’il n’est pas possible d’oeuvrer sur tous les fronts en même temps, mais que ce n’est pas parce que l’on ne peut pas tout faire qu’il ne faut rien faire. La perfection n’existe pas, mais chaque petit effort compte, pour soi-même et pour les autres. Je comprend totalement que le minimalisme en horrifient certains, je ne juge personne, mais pour ma conscience, je préfère opter pour un mode de vie plus simple et bénéfique pour notre planète.

maison-appartement-minimaliste-desencombrer-devenir-minimaliste

separateur

     J’espère que ce petit article vous aura plu, je pense développer certaines parties plus tard, comme la question du tri ou encore de la pollution visuelle si cela vous intéresse. Avez-vous changé votre mode de vie ? Je serais très curieuse de lire vos avis, vos conseils pour démarrer un cheminement vers une vie minimaliste !

A très vite 🙂

Article précédent Article suivant

Articles similaires

6 commentaires

  • Répondre Morgane

    Merci pour cet article bien détaillé!
    Ex-shopping addict, cela fait plus d’un an que je vis avec moins et que je dépense moins. Mon bilan est plus que positif puisque je me sens plus légère et mes idées sont dorénavant plus claires.

    J’ai fait cependant très attention de ne pas tomber dans l’extrême et de conserver tout de même quelques petites choses inutiles mais qui me comblent de joie 🙂
    La maison de Bea Johnson, par exemple, ne me fait pas rêver, je la trouve trop minimaliste, trop aseptisé, pas assez personnel… Il serait source d’angoisse pour moi.

    Je pense qu’il faut inventer son propre minimalisme, en accord avec soi, ses idées, son mode de vie, son bien-être 🙂

    16 septembre 2016 à 11 h 54 min
    • Répondre Sandra

      Merci Morgane pour ton commentaire, cela me fait très plaisir de te revoir par ici ! Je vois que nous avons choisis un chemin similaire, c’est vraiment chouette ! Je suis comme toi, je n’aime pas le trop minimaliste, le trop blanc et le trop vide, il faut vraiment trouver un juste milieu, et c’est aussi en faisant des erreurs de parcourt qu’on y parvient !
      A bientôt ! Des bisous !

      18 septembre 2016 à 13 h 59 min
  • Répondre Delphine

    Je n’ai jamais lu de bouquins ou lu d’articles sur le « slow life » et c’est en lisant votre article que je me suis rendue compte que je la pratiquais à ma sauce.

    En premier mon appartement (meubles ou objets), tout est trié 2 fois par an au fur et à mesure que les enfants grandissent et qu’il faut revoir les espaces et priorités.

    En second, les fringues. Alors là, je pars du principe qu’il ne sert à rien d’en avoir une tonne notamment pour les enfants qui changent de taille assez rapidement et moi, je suis assez basic même si j’adore la mode et puis bon je suis assez difficile de ce côté la !

    Je donne beaucoup sur donnons.org ou je vends sur les vide-grenier quand c’est dans un état correct, le reste va à la déchèterie.
    J’avais lu un article d’un designer suedois qui disait de prendre son temps et de réfléchir avant d’acheter pour aménager son appart et c’est ce que je fais. Je sais ce dont j’ai besoin et je prends mon temps de trouver ma petite perle que je garderais à vie !

    Pour finir, je suis pour ma part contre matérialiser mes livres, DVD ou CD, peut-être est ce dû à mes 39 balais mais il est important pour moi de vivre dans cet environnement culturel à porté de vue et de main.
    Pareil pour mes papiers, j’aime bien les avoir sous la main si j’en ai besoin en urgence pour une démarche administrative.

    Article très intéressant à adapter à sa personnalité !

    18 septembre 2016 à 13 h 39 min
    • Répondre Sandra

      Merci beaucoup pour ton commentaire, je trouve cela tellement enrichissant de lire les expériences des autres ! Tu es en effet tout à fait dans cet état d’esprit Slow life, et je suis persuadée que c’est vraiment un mode de vie durable, pour soi et pour la planète. Pour les fringues je suis totalement d’accord ! En avoir moins permet aussi de se définir soi-même, trouver son style, ce dans quoi l’on se sent vraiment bien ! Je serai curieuse de connaître le nom de ce designer si tu t’en souvient !
      Concernant la dématérialisation, c’est vraiment quelque chose de très personnel. Je suis souvent en déplacement, je bouge beaucoup, et cela me permet vraiment d’accéder à tout mon environnement culturel facilement, mais ils y a des choses que le numérique ne remplacera jamais, je suis d’accord ! J’ai encore une bibliothèques avec quelques beaux livres que je consulte régulièrement, et je ne veux pas changer cela !
      Chaque minimaliste crée ses propres règles et adapte, c’est vraiment une démarche personnelle, et l’on ne peux s’y retrouver qu’ainsi !
      Merci encore pour ton message, a bientôt 🙂

      18 septembre 2016 à 13 h 56 min
  • Répondre Clarisse

    Très bon article! Je suis moi-même dans cette démarche depuis un an maintenant et si pour le moment, elle est principalement intérieure, je ne suis pas mécontente du chemin parcouru!
    C’est surtout mon rapport aux dépenses vestimentaires et au bazar incessant chez moi que le déclic est apparu : il fallait que je change quelque chose, pour ‘alléger’ ma vie. Bizarrement, je me suis donc assez reconnue dans les propos de Marie Kondo, dans ‘La magie du rangement’ et j’ai assez hâte d’avoir quelques jours de congés pour faire le grand tri chez moi. Les travers de la société de consommation me sautent maintenant tellement aux yeux que j’ai cette envie de modifier mon mode de vie, en m’éloignant le plus possible de ce ‘toujours plus’, encore et encore!
    En tout cas, j’ai parcouru plusieurs de tes articles et je les ai dévoré. J’aime beaucoup ton approche et ta manière d’en parler. Hâte d’en lire plus!

    18 septembre 2016 à 20 h 58 min
    • Répondre Sandra

      Salut Clarisse !
      Merci pour ton message, cela me fait vraiment très plaisir ! C’est super que tu soie dans cette démarche, je suis persuadée que la prise de conscience est déjà un pas énorme vers le minimalisme ! On ouvre les yeux, on est beaucoup plus critique envers la publicité et le marketing, et c’est une vraie fierté d’enfin décider de consommer telle ou telle chose,ou d’abandonner telle ou telle autre. A très bientôt et merci encore 🙂

      7 octobre 2016 à 10 h 41 min

    Répondre